SNEC: « Pas de rentrée universitaire au Gabon avant la libération de tous les syndicalistes détenus arbitrairement »

Posté le 24 Oct 2016
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Jean Rémy Yama, président du Snec

Jean Rémy Yama, président du Snec

Le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Gabon (Snec) a décidé de lever un mouvement de grève ce vendredi 21 octobre 2016 lors d’une assemblée général du syndicat présidé par Jean Rémy Yama dans les locaux del’Ecole Nationale Supérieure (ENS) .

La détention préventive depuis trois mois de Ndong Abessolo, président du syndicat des agents des affaires sociales, Secrétaire confédéral de Dynamique Unitaire et de Mba Essiane, président du syndicat des Agents de l’Agriculture est tributaire de la décision prise par le Snec, qui réclament sans délais la libération sans délais de leurs collègues syndicalistes. en second plan les enseignants chercheurs ont exiger le paiement de toutes les vacations impayées jusqu’à ce jour: « Les cours ne reprendront pas dans les universités et grandes écoles si toutes les vacations ne sont pas payées aux enseignants chercheurs c’est-à-dire le solde de tout compte. Les cours ne reprendront pas dans les universités et grandes écoles si les deux camarades syndicalistes Ndong Abessolo et Mba Essiane ne sont pas libérés » a déclaré Jean Remy Yama, porte-voix des enseignants et chercheurs du Gabon.

Le Snec a estimé que le gouvernement fait usage d’un déni de droits en maintenant deux syndicalistes en détention préventive pendant plusieurs mois faisant valoir l’idée selon laquelle « la détention est une exception, la règle est la liberté provisoire » a déclaré Jean Rémy Yama, président du Snec qui a poursuivi en disant « Nous ne voulons pas faire entrave à la justice… dans aucun pays du monde on arrête un syndicaliste. Le syndicaliste a une garantie de représentation donc il peut être en liberté provisoire, le jour où il est convoqué pour les faits qui lui sont reprochés, il se présentera, s’il est jugé coupable, à ce moment on le prend et on l’envoie en prison. Quel est l’intérêt de garder en détention préventive un syndicaliste ? »

Le SNEC a donc invité le gouvernement à répondre sans tarder aux doléances exprimées par le syndicat au risque de voir le 31 octobre 2016, les grandes écoles et universités du Gabon dans le statu quo complet.

shekina O.

publié le 24 Octobre 2016

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