Alain Claude Billie by Nzé renonce à sa conférence de presse hebdomadaire

indexL’escroc Alain Claude Billie by Nzé a annulé au dernier moment la conférence de presse hebdomadaire qu’il devait tenir hier à la maison Georges Rawiri, siège de la radio et télévision du Gabon. L’annonce a été faite au tout dernier moment. Mercredi encore, les services de communication de la présidence et du gouvernement confirmaient ce rendez-vous. C’est que le putschiste est pris dans une tourmente extrême. Après avoir été surpris dans un lit conjugal autre que le sien, dans une situation très embarrassante avec sa conseillère à l’économie numérique, Rose Ogouebandja Kpatchavi, qui dans le civil est l’épouse légitime de l’homme d’affaire franco-béninois N. H. K., il devenait impossible même pour un arrogant de sa classe de venir affronter la presse. Surtout que certains membres de la presse libre avaient prévu de faire le déplacement pour lui poser la question qui brûle toutes les lèvres. Le risque que ces confrères chargent le putschiste sur cette question d’adultère était trop grand. A l’image de Guy Pierre Biteghe, le patron du journal Mbandja, qui n’a pas caché sur sa page facebook qu’il voulait aller à cette rencontre avec le responsable de la communication de junte, uniquement pour le titiller là-dessus. Ancien du journal « Le Bucheron » au moment où ce titre avait sorti en son temps une histoire d’adultère similaire, dont l’auteur était déjà un certain Alain Claude Bilie by Nzé, et la partenaire une ressortissante de la communauté camerounaise du Gabon, il est clair que Guy Pierre n’allait pas hésiter à demander à l’escroc s’il le « délinquant » ne souffrait pas d’une pathologie qui le pousse dans les couches des épouses des autres. Finalement, le « voyou de la république » a pris la bonne décision de se faire oublier un tout petit peu. Aidé en cela par « certaines bonnes volontés » qui l’entourent encore et qui lui ont également recommandé quelque abstinence. L’escroc ayant tenté de fouiller dans les poubelles pour salir « son rival » via les réseaux sociaux. Une manœuvre de diversion qui visait à vouloir relativiser son forfait. A l’image du bilan de trois morts qu’il a ventilé après les tueries orchestrées par BOA, son mentor, en septembre dernier.

Au-delà de cette affaire très en dessous de la ceinture à l’image de ses prises de positions publiques, l’escroc avaient un autre marron au feu. L’affaire du prêt de 1 milliard de FCFA concédé auprès de la banque BGFI, un établissement très impliquée dans les détournements de fonds publics jusqu’en République Démocratique du Congo (RDC). Le syndicat des professionnels de la presse soupçonne des détournements massifs de fonds à cette occasion. Là aussi l’escroc est pointé du doigt. D’autant qu’il avait réussi à faire décaisser une subvention de 150 millions de FCFA au bénéfice du quotidien « Gabon Matin » sans que ces fonds ne parviennent au destinataire. Le titre est absent des kiosques depuis près d’un an. Les syndicalistes ont prévu tenir dans la même matinée d’hier, une assemblée générale pour exiger des comptes avec en prime la menace d’entrée en grève à partir d’aujourd’hui. Le putschiste dévalué par ses multiples adultères, avec l’appui des soldats dont le secrétaire général du ministère de la défense nationale dit avoir un sens de l’éthique et de la discipline, a sans doute eu peur que les syndicalistes s’invitent à son show du jeudi. Avec l’assurance que cela aura un effet désastreux au niveau de la presse nationale et internationale.

Ce renoncement à la conférence de presse pour comportement indigne, doit amener la junte entière à faire également de même. L’escroc Alain Claude Bilié by Nzé n’a fait là qu’appliquer, à l’échelle du couple Kpatchavi, ce que BOA a infligé au monde entier. Le vol de l’élection présidentielle au Gabon par BOA est avant tout le viol de la souveraineté du peuple gabonais. Tout comme l’adultère commis par l’escroc constitue un viol du serment du mariage religieux et civil contracté volontairement devant Dieu et les hommes par les époux Kpatchavi. Par son renoncement, l’escroc Alain Claude Bilié by Nzé montre la voie à suivre à BOA, l’autre violeur, qui consiste à remettre le pouvoir à Jean Ping à qui le peuple gabonais l’a confié. Ne pas le faire dès à présent lui fera courir le risque d’un sort aussi piteux que celui de l’escroc. Malgré sa présence actuelle au gouvernement de la junte, les multiples plaintes qui sont annoncées rendront incompatible sa fonction et la nécessité de se soumettre à un calendrier judiciaire. BOA n’aura pas d’autre choix que de le virer pour le peu de temps qui lui reste à passer au pouvoir.

par DE
publié le 9 Décembre 2016

A propos de l'auteur