Bongo Ondimba Ali, un président hors-la-loi

Posté le 26 Juil 2016
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Ali Bongo recu a l ElyseeLes mauvaises habitudes ont la peau dure. Cette locution verbale, souvent utilisée pour dénoncer les égarements des hommes, colle bien au chef de l’Etat gabonais Bongo Ondimba Ali, BOA. Depuis l’entame de sa supposée tournée républicaine, qui a finalement pris l’allure d’une campagne électorale avec une utilisation à profusion des moyens de l’Etat, BOA a réellement montré qu’il avait du mépris pour les institutions de la République.
Au cours de ce périple dans le Gabon profond, l’éternel sans-papiers s’illustre par le port d’un accoutrement digne d’un vulgaire personnage ou d’un hors-la-loi. Partout où il passe, il arbore une tenue qui n’a aucun caractère solennel, pour un chef d’Etat qui effectue une tournée dite républicaine. A sa descente d’avion, à chacune des étapes, en chemise de touriste, jean, casquette, paire de basket, tapis rouge déroulé, BOA est accueilli par les officiels, qui de par leur comportement vestimentaire, se sont conformés aux exigences de l’évènement. Les parlementaires et les maires arborent des échappes que leur impose le statut d’élus nationaux et locaux à pareilles circonstances, contrairement à leur hôte de Président qui se croit toujours dans son univers d’enfant gâté et de chanteur mal inspiré.

Une photo, postée dans les réseaux sociaux, dans laquelle on voit le Chef de l’Etat gabonais saluer les officiers de nos forces de défense et de sécurité, à sa descente d’hélicoptère, habillé en chemise pagne, communément appelée « Ya mado », casquette noire, jean serré avec une grosse paire de basket, sur le tapis rouge, en est une parfaite illustration. Alors que, pour une tournée républicaine, un chef d’Etat sérieux, soucieux de l’image de marque de son pays, respectant les institutions, doit être habillé en tenue solennelle ou occidentale, voire musulmane, d’autant plus qu’il s’est converti à la religion de Mahomet. Même Omar Bongo Ondimba, qui n’était pas docteur, savait au moins se plier à cette exigence républicaine durant son long règne à la tête de l’Etat. Ce qui n’est pas le cas pour le pseudo docteur, ni en droit ni en géographie, qu’est BOA.

Ceci illustre bien que l’actuel chef de l’Etat gabonais n’a aucun respect pour les parlementaires, les maires et les populations gabonaises qui l’accueillent pendant cette tournée dite républicaine, ni pour les hauts gradés des forces de défense et de sécurité qui le saluent au bas de la passerelle.

Paul Kikideny

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