CADEAU EMPOISONNE : Ali Bongo tente de transformer le Gabon et les gabonais en receleurs

Posté le 18 Août 2015
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Ali Bongo

Un sourire narquois qui cache bien d’idées derrière la tête d’Ali Bongo, habillé de l’ombre de Robin des Bois

En décidant de céder des « patates chaudes » au Gabon et aux gabonais, notamment des acquis qui font l’objet de contentieux familiaux et avec la justice française, dans le cadre des biens mal acquis, Ali Bongo veut anticiper sur des décisions de justice, qui à terme, retourneront au Gabon l’insolent patrimoine immobilier et financier des Bongo, bâti sur le pillage à outrance des deniers publics.

L’annonce sonne faux dans la conscience collective, puisqu’il ne s’agit là que d’un retour de l’eau à la mer. Dans son discours à la Nation du 17 août dernier, Ali Bongo a tenté de distraire les gabonais en annonçant des mesures dont l’issue ne dépend pas de sa seule volonté, puis-qu’adossée à des procès en suspens. Parlons d’abord de son héritage de « papa » qu’il prétend partager avec la jeunesse gabonaise. Un sujet qui fait débat au sein des cabinets en charge de la gestion des patrimoines, tant les pièces à joindre au dossier manquent à l’appel, principalement l’acte de naissance de l’héritier Ali Bongo, au cœur d’une autre polémique. Et voici un dossier litigieux à tout point de vue, qu’Ali Bongo annonce gaillardement partager avec la jeunesse gabonaise, comme pour la rendre probablement complice de biens volés au Gabon par le clan Bongo. Des biens qui sont dans le viseur de la justice française, d’ici là que la justice gabonais s’auto-saisit, dès les premières heures de la chute de la dynastie Bongo-PDG.

C’est également le cas pour deux propriétés en France dont un hôtel particulier, qu’il annonce, mon œil, céder au Gabon dans le cadre d’activités à caractère diplomatique et culturel. Curieuse rétrocession, puisqu’il ne revient même pas au bénéficiaire de décider de ce qu’il veut en faire. Le Monarque vient d’infantiliser tout un pays, en pensant en lieu et place du Gabon sur ce qu’il revient d’en faire. Pourquoi tant d’empressement à se débarrasser de ces biens litigieux ? L’imposante résidence privée des Bongo, située dans le 1 er arrondissement de la capitale gabonaise et qui cache mal des signes patents d’enrichissement illicite, est aussi cédée avec orientation imposée à l’usage : ‘’Le domicile des Charbonnages abritera une Université’’ ainsi en a décidé le curieux bienfaiteur.

Rendre au Gabon et aux gabonais des biens qui leur appartiennent n’a rien de particulier, sauf qu’Ali Bongo n’a pas compétence en la matière. Les auteurs et héritiers de ces biens mal acquis devraient répondre de leurs possessions, en faisant solennellement amende honorable, plutôt que de tenter de se faire passer pour un Robin des Bois en carton. Cette comédie politico-judiciaire, ne trompe personne !

Paul Davy

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