Colère des agents de la SEEG

Posté le 17 Fév 2015
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Colère des agents de la société et d’énergie et d’eau du Gabon, SEEG

 

SEEG

L’agence de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG)  de la Peyrie a été cadenacée par les travailleurs le lundi 16 février dernier, pour des revendications salariales et techniques. Ce mouvement est mené par un collectif des délégués du personnel qui fustigent la nonchalance du gouvernement et de la direction générale de l’entreprise.

« LE PAYS VA MAL » est le slogan scandé par de nombreux clients attroupés ce même jour devant les locaux de la SEEG situés dans le quartier dit de la Petrie, dans le centre de la commune de Libreville. Des locaux dont l’entrée avait été cadenacée par des agents en colère.
A l’origine de ce mouvement d’humeur, des revendications portant sur l’augmentation des primes de logement et de transport.  Selon les grévistes, certains agents percevraient une prime de logement oscillant entre 75 000 et 45 000 FCFA, prime qui ne cadre pas avec les réalités du pays en matière de logement. «C’est  trop petit pour bien se loger » précise une salariée rencontrée sur les lieux. D’autres recevraient 25 000 ou 40 000 FCFA de prime de transport. Ce qui serait aussi insuffisant pour les employés, qui  réclament « leur propre service de transport du personnel ».

Les grévistes dénoncent également l’introduction d’un nouveau logiciel de gestion de la clientèle. « C’est mauvais. C’est nul », s’écrie un employé révolté. Selon lui, le nouveau logiciel n’est pas pratique et encore moins, efficace. « Impossible d’avoir l’historique d’un client en un seul clic. Il faut plusieurs manœuvres pour traiter un seul dossier. Ce qui freine le travail et énerve les clients qui passent plus de temps dans une agence Seeg », explique-t-il.

Le logiciel incriminé serait opérationnel depuis janvier 2014. Testé à Oyem puis introduit à Libreville et Port-Gentil en juin dernier, il serait à l’origine de nombreux problèmes dans les recouvrements auprès des grands clients qui n’utilisent pas les compteurs prépayés, selon un agent.
On serait tenté de se demander quelles sont les véritables ambitions de Véolia ? Provoquer une faillite de l’entreprise ou améliorer les recettes ?
La direction générale de la Seeg et le gouvernement seront-t-ils sensibles à ces doléances ou alors, comme très souvent, réagiront-t-ils après le lancement effectif de la grève ? Affaire à suivre…

ARIA STARCK DE WINTERFEL.

 

 

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