DOSSIER RENTREE : stresse lié aux frais d’écolage chez les parents d’élèves

frais d'écolage.

Les rayons de nombreux magasins continuent d’afficher comble

Si pour les enfants, renouer avec le chemin de l’école se fait sans difficultés majeures, l’engouement étant au rendez-vous, il n’en demeure pas moins que pour les parents, rentrée scolaire rime inexorablement avec anxiété liée aux frais d’écolage. Les préparatifs ont été difficiles, même si quelques rares parents ont acheté, par précaution, les fournitures scolaires de leur progéniture bien avant.

L’engouement qu’ont connu les magasins dans la fièvre de la rentrée des classes, a été timide. De nombreux parents ont préféré attendre le dernier weekend end pour se rendre dans les points de vente, afin d’y acquérir livres, cahiers et autres fournitures scolaires, à en croire des confidences de certains employés de magasin, qui ont requis l’anonymat.

Toutefois, aussi curieux que cela puisse paraitre, malgré la présence des rayons bien achalandés, les ventes de fournitures scolaires ont souffert de l’absence de client tout au long du mois de septembre. Les responsables des magasins affirment assister à un changement de comportements des acheteurs, dû au fait que les parents refusent de s’engager dans des achats qui ne seront peut-être pas conformes aux listes de fournitures souvent distribuées la veille de la rentrée ou après le début des cours. La baisse du pouvoir d’achat des parents explique également ce changement de comportement.

En effet, chaque année, le prix du matériel scolaire augmente de quelques francs Cfa. Cette augmentation est souvent inaperçue, mais quand on est parent d’une famille nombreuse, les difficultés se posent rapidement.

La plupart des parents rencontrés disent être éprouvés par des « listes de fournitures kilométriques » qui leur sont communiquées au niveau des établissements. Le coût de la rentrée scolaire est si élevé chaque année que de nombreux parents ont de plus en plus recours à des crédits de rentrée scolaire.

« J’attends un peu de sous pour acheter les fournitures », a confié Rose M. Nang, maman de quatre enfants. A l’instar de cette dame, enseignante de son état, elle éprouve d’énormes difficultés pour faire face aux dépenses liées à cette période de l’année. Elle affirme n’être pas financièrement au point, pour assumer à son aise la scolarisation de tous ses enfants. Elle a l’impression que les établissements scolaires arnaquent les parents d’élèves. Alors, elle décide de privilégier les produits de première nécessité et le reste suivra au fur et à mesure, s’est-elle confiée

Imony Kombile Giwou

Article publié le 12 octobre 2015

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  • MOULAMBA BONIFACE

    il faut reconnaitre que tout se vend très chère au vue et au sue des agents de la concurence et des prix