GRAND REPORTAGE : Le marché municipal de Mont-Bouët, ouvert sur le monde !

Posté le 28 Fév 2016
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Vue panoramique du marché municipal de Mont-Bouet à Libreville

Passer une demi-journée au marché de Mont-Bouët, comme nous l’avons vécu dernièrement, nous a fait constater que ce milieu est un foyer de concentration de cultures. On y retrouve des commerçants issus de diverses nationalités, venus des quatre coins du globe. Ce qui permet au client d’être au contact d’une variété d’offres, imbibées des cultures de plusieurs parties du monde.

Ainsi, au beau milieu de ce  brassage culturel, les ressortissants d’Afrique de l’Ouest en général, togolais et béninois notamment, font plus profession de marchands de produits cosmétiques et de layettes. Les sénégalais et maliens optent pour leur part, dans la commercialisation des bijoux et des pagnes tendance africaine. Le prêt-à-porter est également dans leurs cordes.

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Arrêt sur des produits vivriers proposés aux clients

Toujours dans ce contingent de commerçants africains, les nigérians et camerounais s’investissent le mieux dans la friperie. Depuis peu, les gabonais les ont rejoints dans ce commerce. La vente des équipements sportifs (maillots, shorts, survêtements, …) et des vêtements traditionnels africains, sont le fort des nigérians. Les femmes issues des ces deux communautés -nigérianes et camerounaises-, s’adonnent à cœur joie à la coiffure et à la pose des cils.

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Incursion dans un magasin de vente de vêtements traditionnels africains

Dans la vente des vivres, notamment des produits agricoles (banane, manioc, épices, oignons, tomates, …), l’on retrouve quasi-exclusivement des femmes camerounaises et gabonaises.

Les magasins d’alimentation générale et de vente de produits cosmétiques sont l’apanage des libanais  et mauritaniens. Les chinois se rencontrent dans le commerce du gros et demi-gros, des produits provenant exclusivement de leur pays, disons du – made in China-.

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Vue d’articles proposés par un magasin aux mains de chinois

Finalement, un melting-pot qui propose des offres de services fortement influencées par ce brassage de cultures, qui profite visiblement au plus grand nombre. Ce plus grand marché municipal du pays est accessible à tous, tous jours de la semaine, sauf de lundi, jour consacré à l’entretien des lieux.

Enfin, sortir de Mont-Bouët et embarquer dans un taxi, ou tout autre véhicule assurant le transport en commun, relève du parcours du combattant pour beaucoup d’usagers. Surtout, quand il est 16 h 30, heure de fermeture du marché.

L’ex-gare routière de Libreville, principale porte d’entrée et de sortie du marché Mont-Bouët, grouille de monde. Entre élèves qui sortent des cours dans l’après-midi, vendeurs à la sauvette à la recherche effrénée de clients, travailleurs qui regagnent leurs domiciles, voleurs à la tir en embuscade,  passants et autres badauds, bref…., tout un cafouillage !

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L’accès aux véhicules à usage de taxi, de l’intérieur comme de l’extérieur du marché, relève du « casse-tête gabonais »

Dans cette ambiance de méli-mélo, d’aucuns jouent les coudes, qui, pour se frayer un chemin, qui, pour embarquer dans un taxi.   Toute chose qui se traduit généralement par une véritable empoignade. Comme quoi, à chacun sa méthode, la fin justifiant les moyens !

C’est également à ce moment que les conducteurs de taxis-bus et leurs assistants – boy-chauffeur- brouillent les cartes, en rendant la vie dure aux usagers. Entre autre pratique peu orthodoxe à mettre à leur actif, le saucissonnage des trajets, désormais érigé en règle d’or chez les taximen à Libreville.

« Après 16 h, il devient assez difficile, voire impossible d’avoir un taxi qui t’amène directement au PK 12 … », déplore un usager rencontré au niveau de la « jungle » de l’ex gare-routière, où les larcins dictent leur loi en dépit d’importants déploiements policiers sur ce périmètre urbain.

Un calvaire, partagé chaque jour par les habitants de Libreville et des communes sœurs  d’Owendo et d’Akanda, de passage dans ce vaste périmètre commercial à très forte concentration humaine.

Elang-Mane      

Article publié le 29 Février 2016

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