HYDROCARBURES : Un incendie décime une partie du site pétrolier d’Obangué

Posté le 14 Mar 2016
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Les alentours du site incendié cernés par de nombreux curieux avant l’arrivée des secours

Un incendie s’est déclaré sur la station d’Obangué, dans la nuit du 12 mars dernier. Un site géré par  la société Addax du Groupe pétrolier chinois Sinopec, dans la zone de Mandji Ndolou (Sud-ouest du Gabon). L’incendie s’est produit sur le bac n°2 contenant 2.000 barils.

Les dégâts sont énormes. La station de stockage de la société Addax Petroleum n’est plus qu’un champ de ruines. La plupart des installations ont été ravagées par les flammes. Celles-ci étaient encore perceptibles dans la soirée de samedi 13 mars, avant l’arrivée tardive des secours.

Le bilan fait état d’au moins un mort et de  plusieurs  blessés graves. La principale victime est un jeune homme d’une trentaine d’années, Maurice Koumba, employé d’Ortec, une sous-traitante d’Addax Petroleum. Le jeune homme a été tué par les flammes alors qu’il procédait au nettoyage dans la zone de l’explosion.

Les blessés ont été transportés par hélicoptère vers les structures sanitaires tant à Port-Gentil qu’à Libreville. Le pronostic vital de quatre des neuf blessés n’est pas engagé. De source médicale, le premier blessé pourrait sortir d’ici à mardi 15 mars, et le dernier, au trop trois semaines après.

La situation clinique des trois victimes évacuées sur Libreville reste inconnue. Mais, une source proche de la société Addax Petroleum indique que leur situation, préoccupante au moment de leur évacuation, se stabilise.

Sur place à Obangué-Est, la sécurité est renforcée. Des officiers de police judiciaire et autres experts sont déployés pour circonscrire le lieu du  sinistre, afin de sereinement cerner le mobile de cette montée des flammes. Déjà, il se susurre que les règles de sécurité n’ont pas été respectées par les responsables du site.

L’incident se serait produit au moment où des soudeurs intervenaient sur un tank à fuel qui présentait des fuites depuis plusieurs mois. Et contrairement aux exigences d’hygiène et sécurité, l’intervention des soudeurs n’a nullement été suivie d’interrompue de l’activité de production. Toute chose qui aurait favorisé l’incendie.

Le gouvernement entend faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie, a fait savoir le ministre du pétrole et des Hydrocarbures.

Imony Kombile Giowou

Article publié le 14 Mars 2016

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