La société civile redonne de la voix après l’inhumation de Mboulou Beka

Posté le 22 Déc 2015
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Vue des officiels

Au lendemain de l’enterrement arraché de Mboulou Beka le 19 décembre à Konoville, la société civile libre a dressé, au siège de l’Ong Brainforest à Libreville, un bilan récapitulatif des actions menées sur ce dossier afin que justice soit rendue à la famille.

A l’actif des actions conjugués des composantes de la société civile, l’on note notamment des rencontres avec les chancelleries occidentales présentes à Libreville en vue de faire pression sur le pouvoir Bongo, pour que justice soit faite. Ajoutons par ailleurs, des actions de terrain bien qu’illégalement interdites, soldées par des velléités de mobilisation au lieu de l’assassinat de ce jeune étudiant, tombé au niveau du quartier PK 5 à Libreville, sous les balles d’agents des forces de l’ordre encagoulés, qui ont ouvert le feu sur des manifestants désarmés qui participaient le 20 décembre 2014 à une marche de protestation pacifique contre le parjure d’Ali Bongo, président sans papier.

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Vue de quelques participants

La société civile libre a également, aux cotés de sa famille biologique, acheminé la dépouille de Mboulou Beka jusqu’à son village natal de Konoville, lieu de son repos éternel. Le corps de ce compatriote a été récupéré en état de putréfaction avancée, action faite à dessein par le pouvoir, pour tenter de brouiller la piste d’une autopsie, telle que l’exigeait la famille biologique de Mboulou Beka, en vue de cerner les armes utilisées lors de cet assassinat, et partant d’identifier leurs porteurs, tapis dans l’ombre en toute impunité dans les rangs de nos forces de sécurité et de défense.

La contribution de la société civile visant à faire éclater la vérité a été saluée par la famille biologique de Mboulou Beka. L’instrumentalisation de la justice par le pouvoir dans ce dossier a été dénoncée par la société civile, qui a affirmé sa détermination à mettre la main sur l’auteur de cet assassinat crapuleux «  ça prendra le temps qu’il faudra, mais que le militaire qui a fait de Mboulou Beka un martyr sache qu’il sera poursuivi et inculpé », martelait au nom de la plate forme de la société civile, « ça suffit comme ça », Blanche Simony.

Nedjma leMonde

Article publié le 22 Décembre 2015

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