Le Parti socialiste français regrette que la Cour constitutionnelle n’ait pu examiner toutes les situations litigieuses

Posté le 27 Sep 2016
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 Historien de formation, devenu directeur adjoint de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) en 1989. Membre du CA de l’association Jean Monnet depuis 1998, et Président depuis 2014. De 2004 à 2009, il est directeur du secteur international du PS et secrétaire général administratif du parti de 2006 à 2009 En 2012, il anime le pôle international de l’équipe de campagne de François Hollande au sein du groupe de coordination


Historien de formation, devenu directeur adjoint de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) en 1989. Membre du CA de l’association Jean Monnet depuis 1998, et Président depuis 2014. De 2004 à 2009, il est directeur du secteur international du PS et secrétaire général administratif du parti de 2006 à 2009 En 2012, il anime le pôle international de l’équipe de campagne de François Hollande au sein du groupe de coordination

Dans la nuit de vendredi 23 au samedi 24 septembre, la Cour constitutionnelle a rendu son avis sur les requêtes des deux camps rivaux qui concouraient à l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Le Parti socialiste regrette que cette institution n’ait pu examiner toutes les situations litigieuses.

Après avoir rejeté les requêtes de l’opposition relatives notamment au score suspect de la province du Haut-Ogooué, avoir annulé des résultats favorables à l’opposition sans même envisager un nouveau vote, et avoir validé les requêtes du président sortant Ali Bongo Ondimba, la Cour constitutionnelle accrédite la victoire de ce dernier.

Le Parti socialiste réaffirme que seul le recompte impartial et partagé de tous les bulletins dans les zones contestées, et l’organisation d’un nouveau scrutin là où les résultats sont annulés, peuvent permettre de sortir de la crise politique qui, sans cela, risque de s’approfondir.

Le Parti socialiste salue la retenue de l’opposition et du peuple gabonais malgré l’annonce de la Cour constitutionnelle. Il appelle le pouvoir à agir de manière responsable, à commencer par la libération de tous les militants de la société civile et de tous les détenus politiques. Enfin, compte tenu de la gravité de la crise et de la force des tensions, il appelle à un renforcement de l’engagement des organisations internationales, en particulier de l’Union africaine et de l’Union européenne.

Maurice BRAUD

Secrétaire national chargé du pôle « mondialisation, régulation, coopération »

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