«Les plaies de l’Afrique» avec des «Fleurs de l’amour»

Posté le 04 Mai 2015
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J-R-Maffo

 

A travers un double recueil de poèmes, l’auteur renvoie à une réalité imagée et raffinée des souffrances récurrentes que vivent et qui font le quotidien des peuples africains et également les nombreux espoirs qu’ils portent en eux.

Colosse aux pieds d’argile, l’Afrique berceau de l’humanité est la Terre des paradoxes. C’est un continent riche et démographiquement exubérant avec plus d’1 milliard d’individus dont près de 600 millions n’ont pas accès à l’électricité et à l’eau courante. Le continent souffre continuellement de nombreux fléaux qui ravagent non seulement ses terres maisrendent fou ses hommes. Ses habitants, inquiets pour son avenir, oscillent entre quête et rêve de bonheur à l’occidental et espoirs déçus. Cette aspiration au bonheur suscite, de vifs désirs qui peinent à devenir réalité tant le mal qui mine ses hommes est si profond. Pour  donner un sens à cette lutte, qui ne devrait prendre fin que lorsque l’Afrique se réveillera et prendra conscience de ses potentialités et de sa place dans le concert mondial,  Jean-René Maffo décide de leur offrir la puissance des mots, seul exécutoire de la souffrance de l’âme et du corps. Sa poésie transcendante crie la révolte et l’injustice, chante l’entente et l’amour. Elle exhorte, avec douceur, les hommes à s’unir dans la méditation pour ensuite mieux panser les blessures de leur quotidien, de leur monde.

Né en 1972, Jean-René Maffoa étudié les langues et les littératures francophones, se spécialisant en littérature comparée. Actuellement, il prépare sa thèse et enseigne dans les universités privées de Libreville, où il réside. Trilingue, il se passionne pour les recherches scientifiques, les voyages, le sport, le cinéma et la culture.

A travers ce recueil, Jean-René Maffo décrit l’Afrique avec les yeux du futur. L’objectif est d’offrir au milliard et demi d’êtres humains qui y vivent autre chose que des guerres incessantes, des trafics et le pillage ses ressources naturelles. Cet autre horizon implique de grands projets créant du vouloir vivre en commun pour casser la règle du jeu du néocolonialisme. L’on ne peut être aujourd’hui ni afro-optimiste ni afro-pessimiste ; tout dépendra de ce que nous entreprendrons de bâtir en commun en jetant une bonne fois pour toutes les divisions, avec ses mallettes, ses valises et ses cassettes.  Il ne doit plus y avoir de place pour les discours comme celui de Dakar ou les ingérences intéressées comme en Côte d’Ivoire ; le temps est venu de ce que Kwame Nkrumah appelait, à l’aube des indépendances, « un ouragan raisonné ».

C’est donc un soufflenouveau que redonne sa poésie aux espérances africaines.

Aria STARCK

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