LITTERATURE : Flavien Enongoue « Au petit déjeuner de l’esprit »

Posté le 29 Sep 2015
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Flavien Enongoue s'entretenant avec la presse à Paris

Flavien Enongoue s’entretenant avec la presse à Paris

Au lendemain du débat soulevé par Jeune Afrique sur la problématique de la xénophobie au Gabon, Flavien Enongoue, professeur de philosophie politique à l’Université Omar Bongo, a entretenu les journalistes parisiens sur son nouveau livre, un recueil de chroniques, qui traite des questions relatives à la presse en Afrique et en Europe.

Une rencontre qui avait pour thème «Crimes et châtiments au tribunal de la plume, à propos de la liberté d’expression en Afrique».

Flavien Enongoué revient, dans son ouvrage, sur l’analyse de la presse en Afrique, mais aussi en Europe. Il rappelle, à travers ce recueil de chroniques, l’importance de la discussion rationnelle dans le débat public. Pour lui, «les  années passent, mais le verdict sans appel sur l’état de la liberté de la presse en Afrique demeure, lui, essentiellement le même : une zone rouge où séviraient les ennemis de cette liberté». Il note à ce propos aujourd’hui, c’est aussi des entrailles de l’Afrique elle-même que sont instruits les procès des bourreaux de la presse. A l’analyse, il explique qu’il s’agit davantage de ce que les philosophes appellent «la liberté négative», entendue comme la revendication d’un droit absolu de tout dire et écrire, et surtout de blâmer les «crimes» des puissants. Ce qui exposerait parfois les intellectuels précaires que sont les journalistes à des «châtiments», notamment à travers la justice. Au cours de cette conférence, Flavien Enongoué a montré que «les pathologies de la liberté» constituent aussi des obstacles objectifs à l’éclosion et à la consolidation de la liberté d’expression en Afrique. Et que l’histoire des relations complexes entre «la plume et le prétoire» montre, ici comme ailleurs dans le monde, que la balance ne penche pas forcément d’un côté.

Un débat sur les médias pour réveiller et éveiller les consciences, faire agir et interagir dans le sens de la paix tous ceux qui portent la marque conventionnelle de l’âme africaine. Un ouvrage qui milite pour les droits de l’homme parce que la plume est d’abord un redresseur des torts, tout en signalant qu’elle n’est pas  donneuse de leçons.

Flavien Enongoué est maître-assistant de philosophie politique à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville et par ailleurs conseiller spécial, chef de département Culture, Arts, Tourisme et Sports, à la présidence de la République et représentant personnel du président de la République au conseil permanent de la Francophonie (CPF).

Aria starck

Article publié le 29 septembre 2015

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