Marche de la diaspora gabonaise à Paris contre le holdup électoral de BOA

Posté le 22 Sep 2016
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5177040lpw-5179326-article-jpg_3758174Plus un jour ne se passe depuis l’annonce de la victoire frauduleuse de Bongo Ondimba Ali, alias BOA, sans que les gabonais de l’étranger ne se mobilisent fortement dans les rues pour dire non à l’imposture orchestrée par les petits faussaires que sont Jacques Denis Tsanga, gouverneur de la province du Haut-Ogooué, le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubélet Boubéya, et la Cénap. Des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Italie, en passant par la Corée du Sud, l’Afrique du Sud, tout comme au Royaume Uni, au Maroc, au Sénégal , au Ghana, etc., la diaspora gabonaise est unanime : le Gabon doit se libérer de la monarchie des Bongo, et « l’héritier » BOA doit donc quitter le pouvoir. Le samedi 17 septembre dernier à Paris, les gabonais ont initié une énième marche pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le tableau funeste qu’est en train de peindre BOA au Gabon, en tentant de commettre un nouveau holdup électoral.

Des centaines de milliers de gabonais vivant en France, mais surtout des patriotes, épris d’amour pour le Gabon qui leur a tout donné, ont marché pacifiquement au nom et pour la démocratie, ainsi qu’en hommage aux martyrs tombés sous les balles d’une milice lourdement armée, pompeusement baptisée Garde Républicaine, de BOA. Avec pour point de départ la place du Trocadéro, la marche s’est terminée dans le 16e arrondissement de la capitale parisienne, devant l’ambassade du Gabon. Sur ce chemin vers la libération, l’on pouvait entendre les marcheurs scander des slogans anti BOA « C’est maintenant qu’il faut agir. La France et l’Onu ne doivent pas attendre qu’il y ait des milliers de morts pour intervenir. Ali Bongo tue chaque jour et cache les cadavres ». Ils brandissaient des banderoles portant des inscriptions du genre « Ali Bongo Assassin ! ».

5177040lpw-5179327-jpg_3758177Se tenant là debout devant la première Représentation du Gabon en France, plusieurs familles, coupées de communication avec leurs membres depuis que le Gabon est soumis à un « couvre feu numérique » par la seule volonté de BOA, se sont exprimées sur les conditions d’arrestation arbitraire et les assassinats de leurs proches. Non sans fustiger les agissements antidémocratiques du candidat président sorti récemment par les urnes. Comme une nouvelle habitude devenue, les gabonais font désormais le pied de grue devant leur ambassade, parfois jusque tard dans la nuit. Les compatriotes les plus téméraires vont jusqu’à passer des nuits entières devant la représentation diplomatique, sous la surveillance de la police française.

Nedjma leMonde

publié le 22 Septembre 2016

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