Mille ouvriers au chômage à Sericom-Gabon

Posté le 31 Déc 2015
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Sericom Gabon

L’entrepreneur franco-italien, Guido Santullo, déchante à nouveau, face à l’impuissance de l’Etat gabonais à éponger son étranglante dette intérieure

Ne pouvant tenir ses engagements contractuels, la holding Santullo-Sericom Gabon vient de mettre au chômage technique mille ouvriers, soit près d’un tiers de son personnel, pour manque de ressources. « Sur 1400 ouvriers, nous n’avons plus que 400 ouvriers sur le terrain. Nous avons été obligés de licencier, car plusieurs de nos chantiers sont à l’arrêt », a déclaré l’entrepreneur franco-italien Guido Santullo.

Néanmoins, Guido Santullo dit « faire confiance au gouvernement gabonais » malgré les problèmes de financement qui les ont opposés il y a quelques mois. Raison pour laquelle il a lancé la construction de deux tours, d’une valeur de 75 milliards de francs Cfa, devant abriter le siège de l’entreprise, des appartements et des bureaux. Elles seront achevées dans quatre mois. Les autres chantiers tournent au ralenti.

Pour mémoire, Guido Santullo réclamait à l’Etat gabonais une créance de 158 milliards de francs Cfa. Ce litige avait conduit, en septembre dernier, à la saisie conservatoire par le Tribunal de grande instance de Paris du Pozzo di Borgo, hôtel particulier de luxe acquis par le Gabon en 2010 au prix fort, soit 65 milliards de francs Cfa. En octobre de cette année, un accord intervenu entre l’Etat gabonais et l’homme d’affaires franco-italien proposait le versement d’une première tranche de 42 milliards de francs Cfa au courant des six prochains mois, à la condition que l’homme d’affaires reprenne les travaux sur les chantiers qu’il a interrompus, et que la levée de la saisie de l’hôtel soit prononcée. Le reste du solde de cette créance serait réglé selon un échéancier s’étalant sur plusieurs années.

La plupart des opérateurs économiques, qu’ils soient étrangers ou nationaux, font face à de lourds arriérés de l’Etat gabonais. Plusieurs sociétés ont mis une bonne partie de leur personnel au chômage technique.

Imony Kombile Giowou

Article publié le 31 Décembre 2015

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