Simon Ndong Edzo rempile à la tête de la Conasysed

Posté le 17 Nov 2015
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ici entouré d'autres membres du directoire de l'inetr syndical Conasysed

Simon Ndong Edzo (barbe blanche), ici entouré d’autres membres du directoire de la Conasysed

C’est à l’unanimité que le délégué général de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation, Conasysed, Simon Ndong Edzo, a été reconduit, à l’issue du premier congrès ordinaire organisé les 14 et 15 novembre derniers à la chambre de commerce de Libreville.

«  Conasysed : partenaire efficace pour une éducation de qualité » était le thème choisi pour conduire la réflexion de ce premier congrès ordinaire. Estimant que seule la qualité de la ressource humaine peut faire reculer la pauvreté dans notre pays, le délégué général de la conasysed a adressé un message fort aux autorités. «  Notre école vous dit qu’elle a assez d’être pauvre. Elle ne veut plus vivre dans cette précarité. Elle a assez d’être humiliée ». Ceci, pour exprimer la nécessaire collaboration des enseignants dans cette marche vers un rendement bien plus que satisfaisant de l’école gabonaise. Deux journées entières, consacrées à la mise en place des statuts et du règlement intérieur qui devront guider la politique générale de l’intersyndicale.

Ces retrouvailles qui ont mobilisé des délégués venus de l’intérieur du pays ont été mises à profit pour faire un récapitulatif des actions de cette intersyndicale, un an après sa mise en place. Occasion pour les participants de se féliciter des batailles courageuses menées, en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’enseignant. Entre 2013 et 2015, l’intersyndicale a mené des grèves longues et dures, comptabilisant entre 14 et 15 mois de grève sur ces trois années. Bâton de pèlerin en main, la Conasysed a notamment été, durant cette période, au chevet des élèves de terminale illégalement déclarés recalés au baccalauréat, ainsi qu’au côté des étudiants privés arbitrairement des bourses d’études, et qui observaient tous un piquet de grève, sur fond de grève de la faim, sur le parvis de la Cathédrale Sainte Marie de Libreville. Elle a également déposé auprès du pouvoir judiciaire plusieurs requêtes pour dénoncer les violations des droits fondamentaux et des libertés syndicales, à l’encontre d’enseignants victimes de violences multiformes, dont la séquestration de leurs bons de caisse. La liste des retombées acquises de haute lutte, à mettre au crédit de la Conasysed, est loin d’être exhaustive.

Comme tout groupement, la conasysed n’a pas fait qu’engranger des victoires. Elle a aussi fait face aux difficultés, sur le plan syndical, qui fragilisent considérablement la structure. On note en guise d’exemple : le non-paiement des cotisations mensuelles des adhérents ; l’absence d’engagement aux activités des structures de base, principalement au niveau des provinces; et, l’implantation a minima à l’intérieur du pays, outre l’absence de siège propre à cette dynamique syndicale. C’est donc sur ces carences, bien identifiées sur l’ensemble du territoire national, que le nouveau bureau national est attendu.

Nedjma le Monde

Article publié le 17 Novembre 2015

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