Tchibanga : Le personnel du centre hospitalier régional de Tchibanga en grève générale illimitée

Posté le 04 Mai 2017
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Le lundi 24 avril dernier, le personnel du Centre hospitalier régional Benjamin Ngoubou de Tchibanga a entamé un mouvement de grève générale illimité, pour dénoncer les difficultés auxquelles il est confronté et ainsi revendiquer de meilleures conditions d’accès au lieu de travail et de prise en charge des patients.

Alors que jusqu’au lancement de la grève, le personnel du Centre hospitalier de Tchibanga avait décidé d’assurer un service minimum dans le but de ne pas desservir les patients qui sont généralement les plus touchés lors des mouvements de grève, dans les services de santé, les grévistes ont décidé de mettre un terme à ce service minimum pour déclencher une grève générale illimitée et ce dans tous les services de l’hôpital. En effet, dans la matinée du lundi 24 avril écoulé, les agents ont, à l’unanimité, voté pour la paralysie complète de la structure hospitalière, après plusieurs jours d’attente d’une réponse satisfaisante de la part des principaux responsables de l’établissement de santé, à qui le personnel aurait transmis le cahier de revendications depuis de nombreuses semaines. Mais jusqu’à la date d’expiration du service minimum, le 18 avril dernier, la hiérarchie est restée dans un mutisme complet, affichant même selon les grévistes, un mépris évident. Pour se faire entendre des autorités provinciales, une marche vers le gouvernorat a été organisée dans la même journée pour informer la plus haute autorité de la province de la situation qui prévaut depuis plusieurs mois au sein de l’établissement.

Aux nombres des doléances exprimées par les agents, il y a « le transport du personnel du centre hospitalier régional qui ne serait plus assuré depuis de longs mois en raison d’une panne prolongée des véhicules, car un bus gros porteur et un minibus sont toujours sur cale; l’absence de poches de sang qui handicaperait dangereusement les services du laboratoire ; l’insuffisance du nombre de médecins qui empêcherait une meilleure prise en charge des patients venus de toute la Nyanga », a tenu à préciser Landry Moussavou Mouity, secrétaire provincial du Syndicat national des personnels de santé , Synaps.

Sans négociation aucune, le personnel exige également le «départ immédiat du directeur général pour manque de collaboration et surtout pour son incapacité notoire dans la gestion de l’hôpital », a poursuivi le secrétaire provincial du Synaps. En effet, les grévistes déplorent un flou artistique organisé par leur patron dans la gestion des recettes propres de l’hôpital.

Le représentant du Synaps pour la province de la Nyanga a avisé que cette grève est générale et illimitée. Par conséquent, il n y a «plus de consultation et plus d’hospitalisation» jusqu’au départ du directeur général.

Aria Starck

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