Un immeuble s’effondre dans l’effervescence de Noël à Libreville

Posté le 27 Déc 2015
Commentaire (s) inactif
????????????????????????????????????

Les vestiges du bâtiment effondré

Dans la nuit du 24 décembre dernier, alors que les populations en liesse s’apprêtaient à faire leur entrée dans le pont de la nuit de la nativité entre minuit et 1 heure du matin, un chantier très avancé d’un immeuble de 4 étages a été réduit en ruines, à la suite de l’ effondrement du bâtiment R+4 situé en face de la mairie du quartier Nzeng Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. L’accident est survenu alors que des ouvriers étaient encore présents sur le chantier, et fort heureusement, aucun décès n’est à déplorer.

Selon des témoins, aux environs de 21 heures, le bâtiment a commencé à se fissurer, avant de finalement s’écrouler sous le regard impuissant des populations. Le promoteur du chantier, témoin oculaire du drame, assure avoir demandé à tous les ouvriers de quitter les lieux dès la survenue des premiers craquements du bâtiment, avant que tout ne parte en fumée.

Le principal mobile évoqué est le fait d’avoir construit sur un terrain marécageux, aux mépris des règles élémentaires de sécurité. Des constructions anarchiques le plus souvent motivées par l’appât du gain chez les promoteurs immobiliers.

Des indicateurs d’arrêt des travaux, faute d’arrimage aux normes de construction en zone urbaine, sont pourtant perceptibles sur le mur extérieur du bâtiment. l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), avait visiblement sanctionné une inspection des lieux par des gravures en rouge invitant à la non poursuite des travaux. Des sommations datées du 20 mars 2015, qui sont malheureusement restées lettre morte.

A Libreville comme dans de nombreuses autres villes du Gabon, des constructions sont érigées sans expertise préalable. Malgré les appels incessants de l’autorité compétente au respect de la norme, souvent assortis d’invitations à démolir l’existant, les constructions anarchiques ciblées ou non, continuent curieusement de pousser à une rythme effroyable.

Le plus agaçant, c’est que la plupart des anarchistes possèdent de titres de propriété, acquis vraisemblablement dans le respect des normes et procédures administratives, ce, en dépit de l’occupation parfois controversée de l’espace. Ce qui fait croire en l’existence de réseaux mafieux des titres fonciers.

Imony Kombile Giowou

Article publié le 27 Décembre 2015

Copyright@echosdunord.com

 

A propos de l'auteur