Vickoss Ekondo en vecteur de la valorisation du patrimoine culturel à travers la musique

Posté le 09 Mar 2016
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Vickoss

L’artiste chanteur et compositeur, Vickoss Ekondo

Inscrire la musique gabonaise dans l’universel, c’est ce à quoi s’est intéressé Vickoss Ekondo au cours d’une conférence animée le 24 février dernier, à l’Institut français du Gabon, sous le thème « Evolution de la musique gabonaise : de la tradition à la modernité ». La nation  gabonaise est riche, aussi bien dans sa diversité ethnique que dans les nombreux rites qui la composent. « Avec 45 ethnies qui composent notre pays, l’artiste musicien moderne gabonais doit prendre conscience de la nécessité de ne pas évacuer son patrimoine culturel dont se nourrissent les ethnies susmentionnées (…) », a-t-il plaidé.

Aussi, Vickoss Ekondo prône pour un retour aux sources des musiciens; lequel permettra d’une part de mieux saisir la société dans laquelle le sujet se meut, et d’autre part, de créer une musique enracinée et ouverte au monde. « (…) le jeune musicien gabonais, afin d’éviter l’extraversion (…) doit mettre en valeur toutes les spécificités des musiques gabonaises, ainsi que le font les artistes modernes du Nigeria et du Sénégal, pour ne citer que ceux-là, qui ont, aujourd’hui, su exploiter les différentes spécificités musicales de leur terroir », a-t-il soutenu. C’est-à-dire que l’identité doit être le pilier de toute création artistique.

Se prenant pour exemple, il a évoqué le cheminement qui l’a amené à la création du ‘’Tandima’’, qu’il définit comme une synthèse, voire la symbiose des différentes musiques ethniques du Gabon. On y trouve, à l’en croire, du ndjembè du groupe Omyènè, le ndjobi des Téké, l’élone des Fang, l’ikoku des Punu, le bwété des Tsöghö, etc. « Ma musique, fruit d’une longue recherche, reflète une démarche très féconde qui force le respect, en ce qu’elle cherche à valoriser ce qu’a en commun la quarantaine d’ethnies, traduisant ainsi une vision moderne (synthétiseurs, cuivres et guitares électriques) de la culture ancestrale dominée par des percussions, l’arc-à-bouche (mungongo), la harpe-cithare (ngombi) et le chorus, spécifique de la musique traditionnelle ».

Cette transversalité de la musique qui allie tradition et modernité, en faisant la synthèse des différentes cultures ethniques, permet de créer et de découvrir une musique originale qui répond aux exigences de la mondialisation.

Imony Kombile Giowou

Article publié le 10 Mars 2016

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