Les agents du CNC en grève contre la mal gouvernance

Les agents en grève en sit in à l’entrée du bâtiment administratif
Les agents en grève en sit in à l’entrée du bâtiment administratif
Les agents en grève en sit in à l’entrée du bâtiment administratif

Face à la non exécution de l’accord parties (administration/personnels) lié au paiement de l’offre compensatoire à la prime d’incitation à la performance (PIP), à la non régularisation des situations administratives des personnels payés sur fonds propres, aux difficultés de fonctionnement, dont l’absence de bus de transport, et l’inaccessibilité à l’eau potable, le collectif des agents du conseil national de la communication, Cnc, a entamé un mouvement de grève ce lundi 18 mai denier.

C’est un collectif d’agents qui a  décidé de monter au front pour faire entendre sa voix, suite aux lenteurs accusées par le président Jean François Ndongou, dans l’aboutissement du contenu de son cahier de doléances. Celui-ci a été présenté à la tutelle en juin de l’année dernière. Après avoir été bercé depuis lors par des promesses de meilleurs conditions de travail, dont ils peinent à apercevoir la silhouette, les personnels du conseil national de la communication ont décidé de monter au créneau. L’acte 1 a été de paralyser le fonctionnement de l’institution, en fermant les portails d’entrée.

Cette grogne trouve également ses origines dans le déficit de communication entretenu en interne, particulièrement avec le président de l’institution, qui  refuserait, de sources concordantes, à échanger avec son personnel sur les mobiles d’éventuels goulots d’étranglement qui freineraient l’efficacité de son action dans la recherche de solutions aux maux qui accablent son personnel: « Depuis l’arrivée de Monsieur Jean François Ndongou, le CNC va de mal en pire. C’est un euphémisme que de dire que la maison s’enfonce. Nous avons l’impression de faire mille pas en arrière. », nous confiait, sous anonymat, l’un des agents en grève.

En outre, les agents réclament le remboursement des 30% ponctionnés, sans explications, sur leurs salaires mensuels de ces derniers mois ; le paiement du retard sur salaire accusé au mois  d’avril par le personnel payé sur fonds propres ; l’acquisition du matériel du travail adéquat ; l’organisation du transport du personnel et l’assistance sociale dudit personnel en cas de maladie ou de décès. Arrêt sur le coup de gueule de René Mintsa, président du collectif des agents en grève : « Au CNC, il manque même du papier pour écrire. Le président Mapangou a laissé deux bus. Aujourd’hui, les deux bus sont garés, faute de batterie. Le président Ndongou ne connaît pas l’administration. Il n’y a pas une seule goutte d’eau au CNC. Ndongou entretien la démotivation chez le personnel», fin de citation.

Aria Starck