Ange Gaël Makaya, nouveau président de la mutuelle des étudiants de l’Université Omar Bongo.

Ange Gaël Makaya
Ange Gaël Makaya, nouveau président de la mutuelle des étudiants de l’Université Omar Bongo

Inactive depuis 7 mois en raison de la destitution de son président d’alors, Nicole Ondo, pour activisme, selon le rectorat, la mutuelle de l’Université Omar Bongo (UOB) a, depuis le vendredi le 3 juillet dernier, comme nouveau président, Ange Gaël Makaya. Il a été élu pour un mandat d’un an avec 132 voix sur  208 votants.

Les étudiants de l’UOB sont restés sans mutuelle depuis près de 7 mois, après les violences survenues en décembre dernier sur le campus universitaire. Les autorités rectorales avaient alors décidé de mettre fin au mandat de Nicolas Ondo et son groupe « L’Etudiant-Conscient », élus en octobre dernier, et finalement dissous à la suite des troubles du 17 décembre 2014, dans la foulée d’une grève des étudiants réclamant de meilleurs conditions d’études.

Toutefois, on peut s’interroger sur l’opportunité d’organiser une telle élection en fin d’année académique, quand on sait que le bureau directeur de la mutuelle est élu pour un an.

Il est à noter que plusieurs groupes dont « L’étudiant-Conscient » et « La Ligue estudiantine des droits de l’homme »  avaient appelé au boycott de cette élection, au profit de la recherche préalable de solutions aux maux qui empoisonnent le vivre ensemble sur le campus.

En termes de propositions, les deux groupes évoquent en priorité, la réouverture du restaurant universitaire, fermé depuis 6 mois sans autre forme de procès. Toute chose qui passe par la mise à plat des divergences opposant la société de restauration collective, Sodexo, à l’institution universitaire. D’autre part, les leaders estudiantins ayant appelé au boycott de l’élection du nouveau bureau de la mutuelle, exigent le retour en cité universitaire des étudiants résidents expulsés le 17 décembre 2014.

La proximité supposée entre l’administration rectorale et le nouveau président de la mutuelle, pourrait aider à décrisper les relations jusqu’ici tendues entre les parties, avec le risque de noyer, en cas de pacte tacite de non agression, les vraies revendications de la communauté estudiantine.

Imony Kombile Giowou