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    LIBERTES PUBLIQUES : poursuites judiciaires contre les communes de Koulamoutou et de Port-Gentil

     

    Les jeunes de l'UPG et du groupe ''l'étudiant conscient'', face à la presse après l'interdiction arbitraire d'un meeting à la place Redjambe à Port-Gentil
    Les jeunes de l’UPG et du groupe  »l’étudiant conscient », face à la presse après l’interdiction arbitraire d’un meeting à la place Redjambe à Port-Gentil

    Les administrations municipales des capitales provinciales de l’Ogooué Lolo et de l’Ogooué Maritime sont visées par des plaintes portées par les jeunes de l’Union du peuple gabonais, UPG, pour obstruction aux dispositions en vigueur. Les jeunes de l’UPG reprochent à ces administrations d’avoir abusivement fait usage de la force publique, en vue de faire échec à l’organisation des meetings politiques dans ces localités. Des manifestations publiques qui rentraient dans le cadre d’une tournée nationale, interrompue justement en raison de ces agissements.

    « C’est au nom de la vérité que nous avons demandé à nos avocats d’engager des actions judiciaires et administratives contre les communes de Koulamoutou et de Port-Gentil pour obtenir réparation », déclarait à la presse, le mercredi 9 septembre, le président du bureau national des jeunes de l’Union du peuple gabonais, UPG, Ange Zingou. Le mobile de cette action judiciaire est l’interdiction faite aux jeunes de l’UPG d’organiser des meetings politiques à la place des fêtes à Koulamoutou et à la place Joseph Rendjambé à Port-Gentil, alors que toute la procédure administrative avait été respectée, sans que des oppositions ne soient préalablement motivées par les autorités administratives de ces localités. C’est une fois sur le théâtre de l’action politique que les forces de l’ordre ont été mises à contribution pour faire échec à ces meetings.

    Des actions pénales sont en cours contre ces flics pour ignorance et mépris de la loi
    Des actions pénales sont en cours contre ces policiers notamment, pour ignorance et mépris de la loi

    Le bureau national de l’UPG dit déplorer l’assujettissement indu de ces responsables municipaux au pouvoir central, au mépris de la loi. Et face aux dommages occasionnés, des plaintes sont engagées au nom de l’affirmation de l’Etat de droit. Ces poursuites visent à obtenir réparation et à défendre les valeurs du vivre-ensemble dans le respect de la différence, outre le fait de lutter contre l’inégalité sociale.

    Les hommes habillés qui ont été instrumentalisés à l’occasion sont, pour leur part, visés par des actions pénales. Il s’agit de plaintes individuelles pour ignorance et mépris de la loi. Ils leur est notamment reproché leur zèle à verser dans des comportements hors-la-loi, plutôt qu’à œuvrer à faire respecter la loi. « Aucune portion du territoire ne peut être abandonnée à l’instinct des voyous ou à des réseaux mafieux. L’Etat ne tolère aucune zone de non droit », soulignait le président des jeunes de l’UPG, Ange Zingou, pour qui, une reprogrammation des meetings à Port-Gentil et à Koulamoutou est à l’ordre du jour : « Personne ne doit être inquiété du fait de ses convictions politiques», fin de citation.

    Paul Davy

    Article publié le 10 septembre 2015

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