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    Le Cameroun à la rescousse de l’enseignement secondaire au Gabon

    écoleLe gouvernement d’Ali Bongo a sollicité le renforcement d’enseignants camerounais dans les domaines des mathématiques, des sciences physiques et sciences de la vie et de la terre. Une information rapportée par le quotidien camerounais Mutations du 7 octobre en cours.

    Le ministre de l’Education Nationale Ida Reteno a adressé le 2 septembre 2015 une demande de mise à disposition des enseignants camerounais à l’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Samuel Mvondo Ayolo. Dans la parution du 7 octobre dernier du quotidien Mutations, on découvre qu’il s’agit des enseignants des matières scientifiques.

    Rappelons que le 8 octobre 2015, un rapport du groupe de travail sur le déficit en enseignants au secondaire a révélé que « les besoins d’enseignants au Gabon n’ont cessé d’augmenter sur l’ensemble du territoire national ». Rien que pour la province de l’Estuaire, la plus touchée par ce déficit, 1042 postes d’enseignants sont à pourvoir.

    S’il est bien vrai que le Gabon accuse un sérieux déficit en enseignants dans les disciplines scientifiques, une telle sollicitation est-elle opportune au moment où le système éducatif gabonais est au plus mal ? Ne serait-il pas judicieux de faire participer les compétences locales disponibles ?

    Pour réduire le déficit en enseignants, les pouvoirs publics devraient commencer par améliorer les conditions de vie et de travail, car plusieurs enseignants affectés dans l’arrière pays refusent de rejoindre leur lieu de travail, en raison des conditions d’exercice difficiles en zone rurale. Des conditions qui renvoient à l’époque de l’âge de la pierre, tant les commodités de vie décentes sont totalement inexistantes. Si à l’heure de l’émergence la planification en termes de besoins de formation de la future élite peine à se dessiner, à qui incombe la faute ? Peut-être au voisin Camerounais !

    Après avoir brader l’eau et l’électricité aux français, l’économie à la légion étrangère, les télécommunications aux marocains, voici que l’éducation est en passe d’être l’affaire des camerounais, 6 ans après le hold up électoral d’Ali Bongo. Aux gabonais de méditer sur les épaules de qui faire reposer le destin national, et non le destin des étrangers en route pour la destination ‘’édénique’’ Gabon. .

    Honte aux émergents en papier.

    Aria Starck

    Article publié le 20 octobre 2015

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