Fin de non recevoir des régies financières à l’idée d’une décote illégale de leurs primes

décôteLes agents des régies financières sont sur les dents, pour s’opposer frontalement à la décision du gouvernement d’opérer des ponctions sur leurs accessoires de solde, en vue de compenser le déficit accusé sur les prévisions budgétaires du dernier trimestre.

Après les agents du trésor public, de l’administration des douanes et des impôts notamment, le tour est revenu aux agents du ministère du budget et des comptes publics de boucler, le mercredi 18 Novembre dernier, trois jours de grève d’avertissement visant à marquer leur opposition ferme au projet gouvernemental d’une décote de leurs primes mensuelles. Les trois jours de grogne sont marqués par un piquet de grève assorti de service minimum, observé dans la cour de leur département ministériel, sur fond de vacarme.

Le gouvernement court après plusieurs milliards de francs Cfa de recettes prévisionnelles, issus des taxes et impôts, qui manquent à l’arrivée. Une absence de fonds que les agents des régies financières imputent aux exonérations à l’emporte pièce accordées par les gouvernants aux copains et coquins ainsi qu’à des commerçants, dont ceux versant dans des activités- écrans, servant le plus souvent à des opérations de blanchiment des capitaux. Indexés à tort par le pouvoir comme les comptables du déficit né de ces exonérations à la pelle, l’Etat central décide de récupérer, de force, le manque à gagner sur les primes des agents des régies financières, placés aux avant-postes du processus de collecte des taxes et impôts reversés au trésor public.

Les 35% de décote initialement prévus être ponctionnés sur les accessoires de salaires des agents sont, à la suite des discussions houleuses entre les parties, passés à 10%, contre finalement autres 25 % proposés cette fois être tirés sur l’appui au fonctionnement, qui est une manne financière tirée d’une partie des fonds destinés au paiement des primes, en prévision du vote par le parlement du budget de fonctionnement.

Maintenant que le budget de fonctionnement est connu, les agents des régies financières demandent que leurs primes ne souffrent pas de ponctions illégales, en exhortant les autorités à piocher les fonds recherchés dans les budgets de fonctionnement de chaque administration ciblées. Des lignes budgétaires accusées de finir le plus souvent dans les poches des hauts cadres, au détriment du service public. Signe des temps, les administrations publiques souffrent de nombreux maux, dont l’absence récurrente des rames de papier, photocopieurs, bureaux de travail, etc., alors que d’importants budgets de fonctionnement sont annuellement renouvelés pour les besoins de la cause.

En dépit de cette levée de boucliers des personnels victimes de la mesure arbitraire en gestation, l’Etat menace de faire passer ses ciseaux sur les primes des ces victimes désignées, dès la fin de ce mois de novembre.

Affaire à suivre…

Paul Davy

Article publié le 18 Novembre 2015

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