Grève générale à la Mairie de Libreville

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L’équipe des maires de l’hôtel de ville de Libreville, à l’épreuve de la grogne sociale

A la faveur d’une assemblée générale tenue le 24 mars dernier, le syndicat des travailleurs libres des municipalités gabonaises, STLMG, a entamé un mouvement d’humeur mettant en avant des revendications non satisfaites  jusqu’à ce jour.

Depuis le 25 mars dernier, les différentes entrées de l’Hôtel de ville de Libreville sont ornées de banderoles comportant l’inscription « Hôtel de ville en grève ». Un mouvement d’humeur qui se justifie par le silence prolongé de la hiérarchie depuis plusieurs mois au cahier des charges des agents municipaux.

Pour les membres dudit syndicat, le maire de Libreville manifeste très peu d’empathie à l’égard  des employés. En effet, depuis plusieurs mois, les problèmes soumis à la plus haute autorité de la mairie de Libreville restent sans suite. Alors que pour le président du STLMG, Christian Nguema,  ces revendications auraient dû trouver des solutions internes si et seulement si la hiérarchie avait daigné se pencher sur leurs revendications. Il s’agit notamment de la revalorisation des indemnités de logement  et de transport, le rétablissement  de la prime exceptionnelle, le paiement des rappels et primes de fonction, les reconversions professionnelles, la protection sociale et surtout le départ de tous les fonctionnaires qui occupent des postes de responsabilité, le paiement des fonds commun et la de la Prime d’incitation à la performance, PIP, le recrutement d’un personnel qualifié pour les dispensaires municipaux, outre la réfection de l’infirmerie et son approvisionnement en fournitures médicales. Les agents de la municipalité mettent un accent particulier sur  l’aménagement d’un nouveau site pour le cimetière municipal, afin de permettre aux familles d’enterrer dignement leurs morts.

Le syndicat des travailleurs libres des municipalités gabonaises compte, à travers ce mouvement d’humeur, sortir l’édile de la commune de Libreville, Christiane Ossouka Raponda,  de son mutisme et l’amener à entamer les négociations. Les syndiqués se sont engagés à durcir le ton si leurs doléances tombaient dans des oreilles de sourd.

Aria starck

Article publié le 30 Mars 2016

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