Menace de gel des cours d’enseignants-chercheurs à l’UOB

Posté le 07 Avr 2016
Par :
Commentaire (s) inactif
enseignants chercheurs

Les enseignants chercheurs victimes de la soustraction controversée, lors d’une récente assemblée générale

La  reprise à peine timide des cours  à l’Université Omar Bongo au lendemain d’une grève des étudiants contre les mauvaises conditions d’études, est menacée par une grève encore latente d’enseignants-chercheurs  qui réclament le paiement  intégral de la prime de correction  des épreuves du premier semestre.

Cent cinquante mille francs Cfa, c’est  la somme versée aux enseignants- chercheurs chaque semestre, à l’issue de l’opération de correction  des examens de passage. Mais depuis  quelque mois, le montant alloué  à cette tâche a subi une cure d’amaigrissement chez certains enseignants, désormais réduit à 100.000 francs Cfa. C’est notamment le cas pour ceux de la Faculté des lettres et sciences humaines, FLSH. Leurs collègues de la Faculté de droit et de sciences économiques, FDSE, seraient à l’abri de cette mesure jugée discriminatoire. D’où les supputations relatives à des manipulations peu orthodoxes du côté de rectorat.

En effet, comment expliquer  cet écart flagrant dans le traitement financier au sein d’une même Université ? Au nom de quoi une  « considération certaine » serait accordée à une catégorie d’enseignants au détriment d’autres, à diplômes et grades égaux ?

Le climat, déjà délétère, ne promet pas des lendemains apaisés si la situation restait à l’état. Surtout que les étudiants  ont suspendu leur grève pour reprendre le chemin des amphithéâtres, après avoir accordé un sursis d’un mois aux autorités rectorale et ministérielle, en vue de la satisfaction des préoccupations contenues dans leur cahier de revendications. L’année académique 2015-2016 continue ainsi de se dérouler en pointillé, au sein de la principale Université du pays.

Nedjma leMonde

Article publié le 7 Avril 2016

Copyright@echosdunord.com

A propos de l'auteur