Ali Bongo s’invite à la Pentecôte à la mission Baraka

Posté le 18 Mai 2016
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Le président Ali Bongo Ondimba posant devant la bâtisse de la 1ere église du Gabon avec les pasteurs de l'Eglise Evangelique du Gabon, lors de la fete de pentecote, le 15 Mai 2016 a Libreville

Le président Ali Bongo Ondimba posant devant la bâtisse de la 1ere église du Gabon avec les pasteurs de l’Eglise Evangelique du Gabon, lors de la fete de pentecote, le 15 Mai 2016 a Libreville

Ali Bongo veut se donner une image de pacifiste, alors qu’en réalité il est belliciste, et croit gagner l’estime des Gabonais en assistant à tous les cultes qui émaillent les grands moments de la vie chrétienne. Après avoir assisté, il y a plus d’un mois, à la messe pascale à la cathédrale Saint Charles Lwanga, sur invitation de Monseigneur Vincent Ondo Eyene, évêque d’Oyem, dixit Ali Bongo, le pseudo chrétien continue d’écumer les lieux des cultes des confessions non-musulmanes.

Alors que la communauté chrétienne célébrait la Pentecôte dimanche dernier, Ali Bongo a eu « le malin plaisir », d’infiltrer les fidèles de l’Eglise évangélique de Baraka, pour assister à la messe y relative. Une opération de communication de plus, qui relève du non-sens et de l’imposture savamment orchestrée par le chef de l’Etat Gabonais.

Durant sa mandature, il a royalement ignoré les confessions religieuses et n’a eu de cesse d’utiliser le bâton envers les populations. Comme le prouve la détention arbitraire, six mois durant, de l’ancien ministre de la Fonction publique Serge Maurice Mabiala, de la détention de Jean-Pierre Doukaga Kassa, ancien trésorier de l’Assemblée nationale, ou encore l’assassinat du jeune Mboulou Beka en décembre 2014.

Ali Bongo a toujours considéré le peule gabonais avec un souverain mépris, oubliant que son mandat n’est pas éternel et que le moment venu il tombera de son piédestal. En séjour dans la province du Haut-Ogooué, il y a quelques mois, en réagissant contre ses détracteurs, il a déclaré que le chien aboie la caravane passe. Aujourd’hui, il se découvre garant des cultes. Pourtant, Monseigneur Timothée Modibo Nzockéna a été enterré à Franceville récemment. Il n’a même pas daigné s’y rendre, à la différence de son prédécesseur qui assista à l’enterrement des Messeigneurs Jean-Jérôme Adam et Félicien Makouaka.

Cette mise en scène n’est que la conséquence du manque de stratégie des émergents qui sont acculés par l’opposition. C’est tout simplement une campagne de communication de mauvais goût. Mais, écumer les lieux de culte non-musulmans n’ouvrira sans doute pas à Ali Bongo les portes du paradis ou un second mandat à la tête du Gabon.

 

Imony Kombile Giowou

Article publié le 18 Mai 2016

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