Le-copresident-du-front-de-gauche
Depuis l’annonce officielle le 31 août dernier, par le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubéya, de la réélection très controversée de BOA, les réactions d’indignation continuent de fuser de toutes parts. Parlant de la crise postélectorale au Gabon, Jean-Luc Mélenchon, très connu pour avoir la langue bien affilée, a tout simplement invité, le 13 septembre dernier, l’Union européenne à dégager BOA.
Sans atermoiements, Jean Luc Mélenchon traite Ali Bongo de tricheur et dénonce le double jeu de l’Union européenne: << Mes chers collègues, s’il est bien normal que les organisations panafricaines et régionales soient en première ligne au Gabon, il n’empêche que l’Union européenne ne peut en rester là où elle en est. Nous sommes capables de dire la taille des mailles d’un filet de pêche et de le faire respecter en Afrique et nous ne serions pas capables de dire ce qu’est une élection honnête? Et, à la fin, dans un souci d’apaisement, nous mettrions sur le même plan les tricheurs et ceux qui font l’objet de ces tricheries et qui en sont victimes? De la même manière, nous mettrions tout le monde sur le même plan en appelant à la paix alors que les violences sont le fait exclusif du gouvernement en place contre les partisans de Monsieur Jean Ping ? Et c’est cela qu’il faut exiger : que cessent immédiatement ces violences-là en les nommant. Ce que je veux dire c’est que le décompte, le nouveau décompte des bulletins ne peut pas être simplement renvoyé à la Cour constitutionnelle dont il est d’ores et déjà prouvé qu’elle est de parti pris et malveillante. Il faut que ce soit une organisation internationale. Et l’Union européenne a le droit de demander que ce soit soit l’ONU ou l’UA qui s’en assurent >> a-t-il déclaré.
Pour Jean Luc Mélenchon, la démocratie s’abreuve d’impartialité et de probité. Malheureusement, il a été donné de constater que les violences postélectorales du Gabon seraient le fait de BOA. Ce dernier s’est imposé au forceps, avec la complicité des institutions gabonaises, Cour constitutionnelle, Cénap et Ministère de l’Intérieur, acquises depuis des décennies à la cause de la famille Bongo. À cet effet, le politicien français appelle l’Union européenne à encadrer les organisations panafricaines pour faire respecter le droit.
Il poursuit << Mes chers collègues, Monsieur Gbagbo a été iniquement envoyé au TPI alors qu’il demandait un recomptage et on laisserait Monsieur Bongo nous le refuser en usant de violences sans rien dire? Mieux vaudrait que Monsieur Gbagbo soit libéré et Monsieur Bongo jugulé >>. L’Eurodéputé a exigé la libération de Gbagbo et l’arrestation de BOA. Selon lui, le recomptage des voix que l’on voudrait imposer à BOA est ce qui avait été refusé à l’ancien président ivoirien en son temps. Il voudrait donc éviter que l’on fasse deux poids deux mesures. À entendre l’ancien candidat à la présidentielle française, il faut que la communauté internationale intervienne au Gabon. Et ce, pour imposer la vérité des urnes.
Aria starck
publié le 20 Septembre 2016