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    Violences postélectorales : A quand la fin de la présence militaire tous azimuts ?

    Un gabonais exprimant sa colère après l'annonce des résultats des élections
    Un gabonais exprimant sa colère après l’annonce des résultats des élections
    Depuis plusieurs semaines, et plus particulièrement la nuit de la proclamation de la réélection truquée de Bongo Ondimba Ali, alias BOA, le 24 septembre dernier, les forces de l’ordre ont dressé de nombreux barrages dans les rues de Libreville, Owendo et Akanda, et procèdent sans cesse à des contrôles intempestifs qui commencent sérieusement à irriter non seulement les automobilistes mais aussi les piétons.

    Depuis le holdup électoral de BOA, les villes susmentionnées, à l’instar de certaines parties du territoire national, connaissent un état de siège non proclamé. Plus un kilomètre ne s’effectue sans que l’on se retrouve nez à nez avec un barrage et un contrôle des forces de sécurité et de défense, parfois armées jusqu’aux dents. Si lors des premières semaines il était question de veiller à la sécurisation de la population à la veille de l’élection présidentielle d’août dernier, on se rend compte désormais qu’il s’agit plutôt de l’expression de la psychose d’une oligarchie en proie à une furie dévastatrice, prête à tout pour se maintenir au pouvoir, malgré le rejet sanglant du peuple.

    Le maintien de cette « milice lourdement équipée » dans de nombreuses villes, alors que toute manifestation publique organisée par l’opposition est réprimée, ne s’explique plus. De nombreux gabonais s’étant résignés depuis les violences subies au quartier général de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016. Pourquoi les forces armées nationales, assujetties à BOA, continuent-elles à faire ombrage à la liberté de mouvement des populations gabonaises en procédant à des fouilles inutiles et agaçantes sous le faux prétexte de la recherche d’armes ? A quand la fin des multiples barrages obligeant les conducteurs à zigzaguer sans arrêt avec le risque de causer des accidents ? BOA craint-il pour son fauteuil ?

    Ne pouvant connaître le repos après sa forfaiture, BOA veut transmettre à la population sa crise de paranoïa sur de prétendues préparations de violences visant son « trône ». Pourquoi s’angoisse-t-il de se voir arracher le pouvoir qui lui a d’ailleurs été refusé par le peuple ? Et, pourquoi son comportement paranoïaque doit-il obstruer le bon déroulement du quotidien des citoyens? BOA qui dit œuvrer pour la paix favorise désormais un climat de peur. Et nul ne sait pourquoi. Les gabonais sont-ils vraiment à l’abri de la peur avec le fils adoptif d’Omar Bongo Ondimba et Marie-Joséphine Nkama Dabany ?

    Shekina O.

    publié le 17 Octobre 2016

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